Ok

En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez l'utilisation de cookies. Ces derniers assurent le bon fonctionnement de nos services. En savoir plus.

15/07/2017

Les pouvoirs thérapeutiques de la nature...

Mme Carine Anselme, dans la revue Néosanté des mois de juin et juillet 2017, écrit un long article concernant le pouvoir guérisseur des forêts et des plantes, s'appuyant à la fois sur ses remarques personnelles, ses expériences vécues et sur des ouvrages scientifiques.

Elle rappelle tout d'abord que travailler dans la nature exerce un effet bénéfique sur nos aptitudes d'attention et de concentration, sur nos compétences cognitives et même sur notre créativité. Il apparaît même à certains chercheurs et biologistes que la seule présence d'une plante verte, la vue d'arbres ou de fleurs depuis sa fenêtre suffit à activer notre joie de vivre et notre confiance en soi. Ceux qui pratiquent en ville le Qi Gong dans des squares ou des jardins ont pu expérimenter ses bienfaits physiques et psychologiques décuplés par la présence de la nature...

Deux auteurs, Mrs N. Guéguen et S. Meineri, ont repris ces notions dans un ouvrage paru chez Dunod en 2012 intitulé: «Pourquoi la nature nous fait du bien». Ils ont même appelé vitamines G les bienfaits d'une vie au contact d'un jardin ou d'une forêt. Le philosophe et psychothérapeute E. Fromm appelait cet appel de la nature: la biophilie. Quant à Mr Clemens G. Arvey, biologiste, il a écrit en 2016 au Courrier du Livre un ouvrage sur «L'effet guérisseur de l'arbre». Selon lui en effet, «la biophilie, c'est l'expérience de la nature et du sauvage, c'est la beauté et l'esthétique, la libération et la guérison».

Beaucoup de personnes avaient déjà mentionné le bonheur de toucher la terre avec des enfants, des retraités, des personnes en fin de vie, des prisonniers même. Des enseignants ont signalé que, chez leurs élèves, agités ou pas, un environnement verdoyant faisait diminuer la violence, les migraines, la fatigue, les problèmes ORL ou dermatologiques. Pourtant ils ne semblent pas encore avoir été suffisamment entendus puisqu'écoles, collèges, lycées, hôpitaux, cliniques, maisons de retraites, centres pénitenciers, résidences universitaires... comportent souvent plus de béton que d'espaces verts. Et comme l'exprimait le neurologue P. Lemarquis, «nous avons des racines, mais celles-ci ne poussent pas dans le béton»!

Au Japon, la nature est considérée comme «un grand harmonisateur». Se promener en forêt par exemple est officiellement reconnu comme une médecine susceptible de nous protéger contre les maladies et de soutenir notre guérison. On appelle cela traditionnellement « bain de forêt» ou shinrin-yoku. Les médecins spécialistes de la forêt comme le Docteur Li de Nagano disent que «les terpènes anticancérigènes agissent directement sur notre système immunitaire, qui agit à son tour indirectement sur notre taux d'hormones et notamment les hormones du stress». Ainsi, selon lui, un séjour d'une journée en forêt ferait augmenter de près de 40% le nombre de cellules tueuses naturelles (NK) dans le sang. La marche à pied dans la nature entre 2,5 et 4 km par jour est également considérée comme très bénéfique. Associer marche et forêt étant fortement recommandé...

La vogue des potagers urbains, des jardins partagés semble aller dans le bon sens, car ils obligent les citadins à mettre les mains dans la terre, à se remettre au contact de la vie. On appelle cette thérapie: l'hortithérapie. Mr Denis Richard auteur du livre paru en 2011 chez Delachaux et Nieslé «Quand jardiner soigne» dit même que «le jardin apparaît comme une école d'intelligence du monde». L'auteur de l'article a eu l'occasion de voir un jardin thérapeutique en permaculture fonctionner (Le Petit Prince» à Courcelles) et elle a été frappée de voir le visage des personnes déficientes mentales jardinant, soignant les poules...Toutes avaient apparemment amélioré leur autonomie et leur estime de soi.

Selon Mme Ariane Ansoult, qui a crée le terme de jardinologie - www.jardinologie.be – tout travail de jardinage a des répercussions intérieures, spirituelles. Il permettrait en effet « un réalignement de l'être, car la nature régule, calme, canalise et accompagne notre croissance». Enfin, l'article se termine sur la citation du philosophe Augustin Berque:

«Jardiner sera peut-être notre moyen d'être humains sur la terre». Celà me fait penser à Mr T. Monod qui nous trouvait «dénaturés» avec notre mode de vie hors sol.

Au final, je me sens bien en lien avec ces témoignages car la nature me console de mes peines et m'incite à me mettre encore plus à l'écoute du Vivant...

Pour en savoir davantage sur ces différents sujets, consulter notamment sur Internet: www.lebonheurestdanslejardin.org,

Lyliane

Écrire un commentaire