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30/06/2018

La prise en charge du cancer selon Mr Martin Hirsch, directeur général de l'Assistance publique -Hôpitaux de Paris...

 

Dans la revue Vivre, numéro spécial 100 ans de La Ligue contre le Cancer, une interview de Mr Martin Hirsch a retenu mon attention. Cet homme, en effet, a exercé de nombreuses responsabilités dans le secteur sanitaire et social et il a depuis 25 ans un engagement associatif ( Emmaüs, Tank entreprise et pauvreté), qui lui donne une expérience très large. il a notamment au sein de l'Assistance publique-Hôpitaux de Paris (AP-HP), donné des consignes concernant les délais de prise en charge des patients. "Pas plus de 8 jours entre une suspicion de cancer et l'accès à nos services!" Il œuvre ainsi pour que tous soient égaux face à la maladie.

De plus, la prise en charge ambulatoire est devenue une priorité  pour tous, médecins comme patients et pouvoirs publics. C'est une question de confort autant qu'une priorité économique. Cela demande une coordination étroite entre les services et c'est un meilleur lien pour les patients. Autrefois, l'hôpital était plutôt concerné par le curatif. Aujourd'hui, surtout dans les hôpitaux universitaires, la prévention et l'éducation thérapeutique (sevrage tabagique, outils numériques…) sont des champs de recherche à part entière.

Mr Hirsch s'est engagé pour qu'il y ait désormais un vrai travail d'équipe. Des réunions pluridisciplinaires, la "médecine personnalisée" commencent à garantir une meilleure prise en charge des patients. Des admissions  par exemple sont admises sans passer par les urgences et on cherche à rapprocher la ville et l'hôpital. A AP-HP il y a eu notamment un rapprochement avec l'Institut Gustave Roussy et Curie pour "créer une plateforme commune de séquençage génétique à haut débit du génome des patients".

Pour Mr Hirsch, l'alimentation, l'environnement, l'habitat, le mode de vie ont une influence considérable sur la santé. En France, où l'espérance de vie est élevée, les écarts selon les catégories sociales sont prononcés. Des dépistage (col de l'utérus) correspondent au désir de les réduire au maximum.  En 2002, la loi relative aux droits des malades (l'usager est acteur de sa santé) a bouleversé la relation soignant/patient. "Conjuguée avec les Plans cancer, elle fait émerger une prise en charge globale et personnalisée, coconstruite avec les médecins et les patients". Ainsi, l'accès au dossier médical, la prise en charge de la douleur ont progressé.

Lors des premiers Etats Généraux de 1998, La Ligue contre le cancer est reconnue comme porte-parole des malades atteints par cette maladie. Ses campagnes en faveur de la recherche, de la prévention et du dépistage et des actions concrètes pour un retour à une vie normale (convention AERAS) ont changé le regard sur cette maladie. Les bénévoles sont partie prenantes dans la communauté hospitalière. Leurs initiatives aident à améliorer le confort des malades. En plus des blouses roses, il y a depuis 4 ans les "gilets bleus", des volontaires en service civique qui jouent un grand rôle.

L'hôpital est et doit rester un service public au service de tous. Les associations tout comme La Ligue y ont leur place. A l'avenir, on peut imaginer encore des améliorations, des partenariats, des transformations utiles aux malades du cancer… "La chimiothérapie date de 1946; en 2001 nous avons vu les progrès de l'immunothérapie et depuis 2008, nous pouvons séquencer le génome des tumeurs. Des thérapies ciblées sont au point et des programmes de recherche sont à l'œuvre dans le monde entier", dit Mr Hirsch. Gageons que la santé publique devienne une réelle préoccupation des décideurs politiques! Accompagnement, prévention, empathie… le chemin vers un meilleur engagement de tous les français est peut-être là.

Pour s'informer plus précisément, consulter sur internet: www.ligue-cancer.net ou www.aliam.org.

Lyliane

 

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