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20/07/2018

Pourquoi garçons et filles apprennent-ils différemment?

Mme Valérie Josselin tente de répondre à cette question dans version Femina: les garçons seraient-ils meilleurs en calcul et les filles en français et si c'est vrai, pour quelle raison? Elle a posé la question à Mme Catherine Vidal, neurobiologiste et voici ce que cette scientifique répond: il n'existe aucune différence anatomique entre les cerveaux des fœtus filles et garçons! Toutefois, filles et garçons ne grandissent pas exactement de la même façon. "Les bébés masculins grossiraient plus vite, tandis que les bébés filles mûriraient plus rapidement", rapporte la neuroscientifique américaine Lise Eliot.

Ces écarts minimes pourraient s'accroître sous l'influence de facteurs éducatifs. Chacun, cependant, est à même dans son foyer de rééquilibrer la balance. Pour la lecture, les filles par exemple parviennent mieux à se maîtriser et à rester tranquilles que les garçons. On remarque que ceux-ci ont davantage le besoin de bouger et fixent plus difficilement leur attention sur un texte écrit. Pourquoi cela?

Il est à noter que deux fois plus de garçons sont dépistés dyslexiques. Ont-ils manqué de chansons, de babillages qui forment aux sons de la langue?  Les parents ont-ils cherché à les endurcir en répondant moins à leurs pleurs? Selon Mme Eliot, les bébés garçons auraient besoin de davantage de temps pour réguler leur système nerveux autonome. Tout cela est susceptible d'influer sur le développement de l'enfant.

Mr Boris Cyrulnik, neuropsychiatre, qui a accepté de diriger la réflexion autour de "la maternelle de demain", a longuement réfléchi à toutes ces questions. Pour lui, les années préverbales, c'est à dire dès la 27ème semaine de grossesse et avant le 20 ème mois, sont très importantes dans l'acquisition de l'estime de soi, de la confiance. Ces enfants pour qui cela s'est bien passé vont fournir la population des "futurs bons élèves". Un enfant sécure, dit-il, est un enfant qui aura acquis le plaisir d'apprendre". Tout cela serait donc relativement indépendant de son sexe.

Un trouble sensoriel, du au fait que les parents ne savent pas parler et jouer avec leur jeune enfant ou qu'il y a une désorganisation de la famille, entraine souvent un trouble cognitif. La famille selon Mr Cyrulnik "doit entrer à l'école". Si un enfant a acquis un attachement insécure à l'âge de 10 mois, à l'école les enseignants, les Atsem et la famille doivent pouvoir compenser et travailler ensemble à lui offrir une sécurité affective, un des facteurs de résilience.

Pour aller plus loin sur ce thème, consulter le site de Mme Vidal que certains jugent un peu trop "féministe" : www.couleurdenfants.fr/Mme-Catherine-VIDAL.html.

Lyliane

 

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