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27/03/2018

Mieux se déplacer pour moins polluer...

Dans la revue Biocontact de février 2018, un article de Mme A.M. Ghémard, vice-présidente de la Fédération Nationale des Associations d'Usagers des Transports ( la FNAUT), crée en 1978, nous informe sur les transports collectifs, les modes non motorisés, la politique des transports... afin de nous sensibiliser à des transports compatibles avec un développement soutenable. La pollution de l'air, en effet, est en grande partie due aux transports routiers, particulièrement dans les villes.

Le covoiturage permet d'augmenter le nombre d'occupants des voitures. Il est  particulièrement intéressant pour les courtes distances, car il provoque une baisse du trafic automobile de 0,6% environ. Pour les longues distances, il concurrence le train et provoque même une légère hausse du trafic (0,2%). Depuis le vote en 2015 de la loi libéralisant le transport interurbain par autocar, les services se sont multipliés, mais ils ne sont pas tous rentables.

Les voitures électriques sont-elles un remède à la pollution? Un bonus écologique de quelques 6 000 euros venant s'ajouter aux 4 000 euros de prime en cas de remplacement d'un véhicule diesel ancien pourrait susciter un engouement. Toutefois les véhicules électriques n'ont constitué que 25 000 achats de véhicules neufs sur les 2 millions d'immatriculations en 2017 dans notre pays...

Certes, les voitures électriques ne polluent pas avec des gaz d'échappement, mais des particules fines sont émises tout de même et la fabrication des batteries pollue sans oublier le coût et le manque de recyclage de celles-ci. D'où pourrait venir l'espoir dans ce cas? Des  énergies renouvelables? Les métros donnent déjà l'exemple de véhicules autonomes, mais cela ne change en rien à la question de la pollution de l'air... 

Les déplacements en avion sont en pleine expansion. Mais ils polluent toujours autant et ils emploient des énergies fossiles. Les agro-carburants pour le moment ne sont pas la solution. Le transport de marchandises par camions, enfin, est très important et pollue déjà quelques vallées alpines. Les Suisses ont augmenté le fret ferroviaire (70%)  et s'en trouvent bien. Entre la France et l'Italie, il est chez nous inférieur à 10% ...

La FNAUT reconnaît que "la mobilité pour tous est un droit". Mais ne faudrait-il pas développer le télétravail et repenser nos villes? Les déplacements courts pourraient se faire à bicyclette avec ou sans assistance électrique ou à pied... Tramway, RER, TER, trains TGV, autobus sont utiles pour d'autres déplacements notamment pour rejoindre son lieu de travail ou faire des achats. Les pôles d'échange multimodaux seront peut-être la solution de demain, comme l'auto-partage, suggère Mme Ghémard. Pour contacter cette dame, un e-mail est à notre disposition: am.ghemard@fnaut.fr.

C'est, quoi qu'il en soit, à chacun de nous d'imaginer des solutions et d'agir pour faire baisser la pollution de l'air et les émissions de gaz à effet de serre... En attendant, il est utile de savoir que la FNAUT publie chaque mois huit pages d'informations et un dossier sur la politique des transports, l'aménagement du territoire... Pour lire les numéros anciens et s'abonner, contacter le site: www.fnaut.fr. On peut rejoindre cette fédération qui rassemble aujourd'hui 150 associations implantées dans nos régions françaises. Il faut aussi signaler, écrit Mme Ghémard, que Mme Pascale Kremer a écrit un article dans le journal Le Monde en septembre 2015 intitulé :"Cette jeunesse qui ne veut plus rouler en voiture". 

Lyliane

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