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17/01/2018

La pauvreté aujourd'hui en France selon l'association Le Secours Catholique...

Le rapport annuel du Secours Catholique a été publié en Novembre 2017 et il s'appuie sur des exemples concrets. Mme Nathalie Birchem dans le Journal La Croix s'en fait l'écho. Elle a recueilli le témoignage de bénévoles sur le terrain en Loire Atlantique (La Chapelle-Basse-Mer). Tout d'abord un rapide bilan: en 2016, le Secours Catholique a reçu 1,440 millions de personnes dans ses 3 500 lieux d'accueil. Les familles monoparentales représentent 29,6 % des ménages, les couples avec enfants:24,2%, les femmes seules:17,1% et les hommes seuls:23,1%. En tout, 56,3% des adultes secourus sont des femmes et les étrangers représentent 39% des profils accueillis.

Le niveau de vie moyen des personnes reçues au Secours Catholique est de 548 euros, soit trois fois moins que le niveau de vie moyen en France métropolitaine. Il faut noter que 19% d'entre elles sont totalement sans ressources. Quant aux besoins exprimés, 60,2% concernent l'écoute, le conseil ou l'accueil, 56%: une aide alimentaire et 18,5%: une aide pour payer le loyer, les factures d'énergie ou d'eau.

Heureusement, beaucoup se dépannent avec des épiceries sociales, des colis alimentaires et des vide-greniers pour se vêtir ou habiller les enfants. Les banques ne sont pas compréhensives en cas de découvert et souvent les familles ne peuvent ni se chauffer, ni mettre de l'essence dans un véhicule pour se déplacer. Comment trouver un travail dans ces conditions, surtout après 50 ans?

Pour tous, "la vraie misère c'est de n'avoir plus de toit au-dessus de la tête". Car les loyers sont pour la plupart des familles trop élevés. Il ne leur reste que le minimum vital, quand celui-ci est réglé. C'est pourquoi le Secours Catholique envisage de créer sa propre agence immobilière vers la fin de l'année 2018. L'Association espère ainsi prendre en charge 200 ménages en Ile-de-France sur les 4 millions de personnes mal logées recensées par la fondation Abbé Pierre. Pour ce faire, les propriétaires seraient incités à effectuer des actes de solidarité.

Quant à la santé, il vaut mieux ne pas tomber malade quand on est en situation de précarité. En effet, le reste à charge des soins et traitements pèse sur le budget. Sur le plan scolaire, les enfants ne restent généralement ni à la cantine, ni à l'étude par souci d'économie. Pas question non plus de les envoyer en classe verte, de leur faire faire un sport ou de partir avec eux en vacances... La plupart reste chez soi et espère des jours meilleurs!

Le Centre d'accueil et de rencontres de Loire Atlantique (à 30 km de Nantes) mise sur l'entraide entre familles en grande précarité et les aide à sortir de leur isolement. Ils échangent deux fois par mois de bons plans pas chers, des recettes, des projets de sorties aux alentours. Des bénévoles les écoutent et les conseillent en cas de besoin. Bref, la misère partagée paraît déjà moins lourde à porter!

Pour aider le Secours Catholique ou se renseigner sur les lieux d'accueil dans notre pays, consulter le site: www.secours-catholique.org.

Lyliane

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