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04/12/2017

Sortir les enfants de la rue...

La fondation Raoul Follereau nous présente dans son magazine de décembre 2017 les actions qu'il a entreprises depuis 1993 pour permettre aux enfants d'échapper à l'exclusion causée par l'ignorance, la guerre ou la pauvreté (enfants déplacés, exilés,  obligés à mendier, à voler, à dealer ou à se battre...). J'ai appris ainsi avec stupéfaction que l'ONU (Organisation des Nations Unies) estime à 150 millions le nombre d'enfants des rues à travers le monde. C'est énorme! En Europe même, douze millions d'enfants "déplacés ou en exil involontaire" ne trouvent aucune place pour se loger, manger ou étudier. Ils vivent livrés à eux-mêmes. 

Néanmoins, ce qui m'a le plus étonnée est qu'en France en 2012 selon l'INSEE  30 000 enfants vivaient dans la rue. Certains vivent totalement dans la rue car ils sont sans domicile, d'autres ont fugué ou ont été rejetés par leurs proches. La plupart d'entre eux malheureusement échappent aux services de la Protection de l'Enfance et finissent par vivre de petits boulots, de rapines ou exploités par des adultes pour des trafics illicites. Il est alors très compliqué de les sortir de la rue, car ils sont très méfiants et ils ont du mal à être approchés.

Des personnes de bonne volonté (religieuses, éducateurs, animateurs de rue) au sein de la Fondation R. Follereau sont arrivées à trouver des façons de les attirer peu à peu. Ils leur proposent par exemple tout d'abord, en restant avec eux dans la rue, des vêtements chauds, des médicaments, quelque chose à manger. Puis, avec des jeux, du sport, des activités comme le dessin, la musique, ils essaient de leur redonner goût à une vie normale. Dans certains pays comme en République du Congo ou au Cameroun le but final est de les scolariser ou de les insérer dans un apprentissage.

La conclusion de l'auteur de l'article me semble pleine d'espoir, aussi bien dans nos pays développés que dans les pays étrangers. Il faudrait à la fois travailler à titre préventif en luttant contre l'échec scolaire, facteur potentiel d'exclusion, et apporter à tous les enfants où qu'ils soient l'espoir d'une vie meilleure en brisant le cycle rue-violence- désespoir. Pourquoi ne soutiendrions nous pas les initiatives des bénévoles ou des éducateurs religieux ou laïcs qui vont dans ce sens? Il me semble que pour bâtir un monde moins violent où tous les enfants pourraient s'épanouir, nous pourrions nous appuyer sur tous les foyers, les patronages, les écoles déjà ouverts aux déshérités...

Pour en savoir davantage sur le travail de la Fondation Raoul Follereau, consulter le site www.raoulfollereau.org.

Lyliane

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