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12/07/2017

La médecine de demain avec la chirurgie augmentée...

Un article de Mme Cendrine Barruyer dans Version Fémina m'a permis de prendre la mesure des avancées technologiques dans le monde de la chirurgie. Pourtant, le 7/9/2001, nous avions déjà vécu l'opération de téléchirurgie, baptisée Lindbergh en hommage au grand aviateur, avec le Professeur Jacques Marescaux de New York et son équipe de l'IRCAD (Institut de recherche contre les cancers de l'appareil digestif). Ils avaient en effet à l'époque opéré une patiente à distance sur Strasbourg.

Quinze ans plus tard, comme l'a souligné le 118 ème Congrès Français de Chirurgie, d'autres centres comme l'Institut Mutualiste Montsouris à Paris ou le Laboratoire TimoImag de Grenoble propulsent la France aux premiers rangs en matière d'innovation chirurgicale. A partir d'examens d'imagerie médicale (scanner, IRM), on reconstitue en fait le squelette du patient, ses organes, ses vaisseaux sanguins, ses nerfs, pour créer un patient virtuel en 3 dimensions.

Ainsi, comme l'exprime le Professeur Luc Soler, qui pilote les recherches de l'Ircad et de l'Institut de chirurgie guidée par l'image (IHU) de Strasbourg le chirurgien sait exactement où il en est. Ce patient virtuel sert au chirurgien à programmer son geste chirurgical en visualisant exactement les zones à retirer et celles à risque. Il peut sur son écran voir simultanément le vrai patient et les structures cachées jusque là d'où le nom de "réalité augmentée" selon le Dr P. Pessaux, chirurgien à Strasbourg et auteur en 2014 d'une première mondiale en chirurgie digestive robotique.

Ce procédé de modélisation permet de diminuer les erreurs et les complications. Des protocoles d'opération en réalité augmentée, avec des lunettes spéciales notamment (HoloLens), permettent  de tout voir en direct et d'anticiper les risques. Peu à peu l'écran prend une place prépondérante dans le bloc opératoire. La visualisation en 3D et le guidage vidéo permettent de miniaturiser les incisions.

La méthode Poem recourt à des instruments miniaturisés et fexibles introduits par voie orale. On soigne ainsi des maladies de l'oesophage, de la sphère intestinale et digestive, disent Mme le Pr Silvana Peretta en France et Mr le Pr Haruhiro Inoue au Japon. Il y a de ce fait très peu de cicatrices visibles et de douleurs postopératoires. La récupération est donc augmentée et le temps d'hospitalisation raccourci. Moins de maladies nosocomiales également. De ce fait, tout le monde est gagnant!

Pour en savoir davantage, consulter sur Internet: www.futura-sciences.com ou www.conseil3d.com.

Lyliane

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