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07/05/2017

Les nanomédicaments constituent un espoir pour la médecine actuelle...

Un article, écrit par Mme C. Barruyer, paru dans Version Fémina concernant les nanomédicaments m'a semblé pouvoir rassurer de nombreux malades en traitements au long cours (cancer, sida...). En effet, les nanotechnologies commencent à faire parler d'elles. Tout d'abord, notons que le préfixe nano, placé devant une unité, la divise par 10 puissance 9, soit un milliardième. Invisibles à l'oeil nu, les nanomédicaments ont une taille comprise entre quelques dizaines et quelques centaines de nanomètre (1 nanomètre=0,000000001m) et pourtant ils se révèlent incroyablement efficaces. 

Jusque là, la médecine allopathique employait des médicaments traditionnels, formés d'un amas de molécules. De ce fait, ces traitements traditionnels avaient un contact limité avec les cellules de notre organisme qu'ils désiraient soigner. Par contre, la même substance, fractionnée en millions de nanoparticules, va représenter une surface de contact de l'ordre de 100 m carré, nous explique le Professeur P. Couvreur, pionnier des nanomédicaments dans notre pays. Ainsi, dit-il," lorsque les nanoparticules atteignent leur cible, elles l'attaquent de tout côté. Ceux-ci alors libèrent la substance active seulement là où elle est utile.

Le plus souvent, les nanomédicaments visent les tumeurs cancéreuses. En effet, des nanovecteurs (nanoparticules encapsulées) apportent la dose de chimiothérapie directement au contact de la tumeur cancéreuse en évitant de toucher les organes périphériques. De plus, le fait d'encapsuler les molécules dans des vecteurs nanométriques permet de contourner les mécanismes de résistance des cellules cancéreuses.

Le Professeur Couvreur explique qu'ils en sont déjà à la 3ème génération de "nanovecteurs intelligents". Une start-up nommée Nanobiotix a développé d'autres approches pour rendre la radiothérapie plus efficace. Ils ont imaginé des injections de nanoparticules qui vont se fixer dans la tumeur. Lors des séances de radiothérapie, ces particules émettent une quantité importante d'énergie à l'intérieur de la tumeur.

Des scientifiques travaillent également sur des nanoshells, de minuscules billes recouvertes d'or. L'idée est de leur faire absorber des longueurs d'onde proches des infrarouges et de les associer à des anticorps capables de reconnaître les cellules cancéreuses et de les détruire. Un pas important a aussi été franchi avec la création de nanopuces. Celles-ci permettent de réaliser des diagnostics et de détecter des dysfonctionnements à leurs débuts. Des nanoparticules d'oxyde de fer sont d'ores et déjà utilisées en couplage avec une IRM, afin de détecter des métastases hépatiques.

La recherche continue, notamment avec la squalénisation, qui pourrait avoir des applications en neurologie. De façon notable, l'usage des nanomatériaux se développe dans l’imagerie moléculaire, la chirurgie, les dispositifs médicaux et l’ingénierie tissulaire. De nombreux dispositifs issus de la recherche scientifique en nanotechnologie sont en cours de développement et certaines sont déjà commercialisés (INERIS, 2007 ; Afsset, 2010). En quasiment une décennie, les nanomatériaux manufacturés sont passés de la recherche à la commercialisation dans des secteurs très diversifiés : bâtiment, automobile, emballage, chimie, environnement, énergie, santé, cosmétologie, alimentation. Toutefois des voies s'élèvent déjà pour en faire connaître les limites. L'impact sur la santé et l'exposition humaine aux nanomatériaux manufacturés  sont actuellement étudiés par les organismes d'état de protection de la santé.

Toutefois, savoir qu'il sera bientôt possible de travailler beaucoup plus finement en médecine et d'obtenir des diagnostics et des traitements de plus en plus fiables donne de l'espoir aux malades, qui attendent beaucoup de ces avancées scientifiques...

Lyliane