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19/06/2020

Une autre justice est possible pour la jeunesse...

Mme Valérie Soumaille dans le bulletin syndical US Magazine écrit un article concernant la Protection Judiciaire de la Jeunesse (PJJ). Elle affirme "que la justice pénale des enfants doit avant tout être protectrice, éducative, humaniste et émancipatrice, car ils sont la richesse et le devenir de notre société". Notre pays, en effet, n'a jamais autant emprisonné que ces dernières années. Dans les Centres Educatifs Fermés (CEF), près de 500 mineur-es sont enfermés sans oublier les 900 adolescent-es incarcérés en juillet 2019. Heureusement, alors qu'ils étaient encore 816 début janvier 2020, ils n'étaient plus que 680 au 22/4/2020. Or, 80% des enfants sont écroués dans le cadre de la détention provisoire, avant d'avoir été jugés.

Dans un communiqué commun, le syndicat de la Magistrature, le syndicat des Avocats de France, l'Observatoire international des prisons, la Ligue des Droits de l'Homme, le SNPES-PJJ, SNUASFP et SNUTER-FSU, la CGT et Solidaires saluent cette baisse significative. Des alternatives ont été trouvées et acceptées, montrant qu'il existait une autre voie que celle de la privation de liberté. Les signataires rappelés ci dessus réaffirment que la détnention de mineur-es n'est pas une solution et que comme le préambule de l'ordonnance du 2/2/1945 le rappelle, "elle ne doit être envisagée qu'après avoir épuisé toutes les solutions éducatives". La présentation d'un enfant devant un juge devrait être réservée aux situations les plus graves.

Quant aux 52 CEF existants, rassemblant chacun 12 jeunes de 13 à 18 ans, qui remplacent les maisons de correction d'antan, ce sont des dispositifs coûteux (650 euros par jour et par jeune). Ils peuvent même être considérés comme "l'anti-chambre  de la prison". Par contre, 80% des jeunes suivis en milieu ouvert ne récidivent pas. On se demande pourquoi le gouvernement a néanmoins lancé en 2018 la création de 20 CEF supplémentaires... L'enfermement seul ne peut donc être une réponse aux difficultés sociales de nos jeunes. Il me semble que ce serait à nous de proposer des alternatives humaines pour remplacer ces processus coercitifs!

Lyliane

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