Ok

En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez l'utilisation de cookies. Ces derniers assurent le bon fonctionnement de nos services. En savoir plus.

01/01/2020

Des femmes luttent contre les trafiquants à Marseille...

Un collectif de femmes dans des quartiers Nord de Marseille, écrit Mme Anne Le Nir dans le journal La Croix, milite pour que "les biens confisqués aux délinquants servent à financer des projets sociaux dans leur quartier. Ces femmes s'inspirent d'une loi italienne, qui a permis depuis 1996, de confier des milliers d'immeubles et d'hectares de terres à des associations et des coopératives". Ces quartiers sont en effet les premiers touchés par les trafics, la corruption et l'absence de l'Etat.

L'initiative est venue de Mme Fatima Mostefaoui, 53 ans, présidente marseillaise du collectif "Pas sans nous", le syndicat de ces habitants des quartiers populaires. Elle affirme qu'elles ont monté ce projet à cause du trop-plein de fusillades dans le quartier. 23 personnes sont mortes en 2018 dans les quartiers Nord. De ce fait, ces femmes ont réalisé que manifester ne suffisait plus. En 2017, lors d'un colloque à Paris du collectif Pas sans nous, Mme Mostefaoui a rencontré une sociologue qui lui a expliqué la saisie et la redistribution des sommes et des biens des trafiquants italiens. Cependant, une loi est nécessaire chez nous pour que les biens soient saisis, gérés par l'Etat et redistribués...

Aujourd'hui, dans notre pays, l'Agence de gestion et de recouvrement des avoirs saisis, nommée l'AGRASC, a la mission de saisir les biens criminels. L'argent va ensuite à l'Etat. Or, il s'est agi de 70 millions d'euros en 2018 pour les saisies liées au trafic de drogue. Créer une Maison de la Jeunesse, un club sportif avec une partie de cette somme, ne serait-ce pas une bonne idée? L'exemple italien montre que ça fonctionne bien. Car, disent-elles, "s'attaquer au patrimoine des organisations criminelles est un des moyens les plus efficaces pour les frapper en plein coeur, c'est à dire au portefeuille". Il faudrait, cependant, une volonté politique sur place et à l'Assemblée Nationale... D'où cet article concernant cette initiative courageuse qu'il serait bon, à mon avis, de soutenir sans aucune réticence.

Lyliane

Écrire un commentaire