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17/05/2018

Permettre un répit aux aidants...

Dans la revue Messages du Secours Catholique, j'ai relevé un article de Mme Clarisse Briot sur la dépendance vue du côté des personnes qui soutiennent un proche malade ou handicapé. Permettre à ces personnes de sortir de leur isolement et de "souffler", telle est la mission du "bénévolat de répit", expérimenté depuis 2 ans par le Secours Catholique à Pau. Certains veillent depuis de nombreuses années sur leurs parents, leurs conjoints, atteints de la maladie d'Alzheimer. Selon l'article ces "aidants" seraient environ 8 millions en France.

Même s'il existe dans notre pays des personnes salariées qui viennent faire des soins (aide-soignante) ou un peu de ménage, des courses ou des repas (aide-ménagère), il y a peu de répit pour les proches. Aussi, la venue d'une personne bénévole une à deux fois par semaine est attendue avec impatience. Un peu de vie sociale et de moments pour soi sont alors bienvenus. Des maisons de répit et des plateformes existent mais elles sont généralement payantes. Les aides matérielles et financières allouées aux aidants et aux malades ne permettent souvent pas cette dépense.

Cependant, au Secours Catholique de Pau, un médecin à la retraite a monté une équipe de "bénévolat de répit" et la coordonne. Celle-ci, composée d'une ancienne infirmière et de bonnes volontés permet de donner de son temps gratuitement à domicile. Les demandes de soutien sont centralisées et, selon le cas choisi, le bénévole se rend chez l'aidant quelques heures par mois.

Les qualités requises pour ce bénévolat sont l'empathie, l'engagement et la confidentialité. Il s'agit en effet d'apporter une présence bienveillante et solidaire, de prendre soin avec le sourire et en donnant confiance. C'est une véritable bouffée d'oxygène pour la personne aidante! Près d'un aidant sur deux, en outre, est en activité professionnelle, 57% sont des femmes et un tiers d'entre eux décède avant le proche soutenu.

Depuis le début de l'expérience, 13 bénévoles se sont portés volontaires et ont accompli une vingtaine d'accompagnements à raison de 3 heures de présence par semaine ou tous les quinze jours, écrit Mme Briot. Une fois par mois, l'équipe se réunit dans un "groupe de parole" animé par une psychologue en retraite. En effet, "ce bénévolat implique de ne pas entrer dans une relation de trop grand attachement ou d'amitié".

D'autres villes, d'autres associations pourraient prendre modèle sur ce qui est fait à Pau, car les besoins des aidants sont immenses dans notre pays. En Allemagne, à Francfort par exemple, on aide la personne par téléphone. Chaque jour en effet des aidants appellent soit pour se confier, soit pour exposer un besoin. Les bénévoles écoutants sont formés à l'entraide: ils encouragent, déculpabilisent, donnent des adresses en allemand ou en turc...

A quand une "culture du répit" ? demande la journaliste de Messages. Pour aller plus loin avec ce thème, envoyer un message par e-mail à : repitpau.642@secours-catholique.org ou téléphoner au 06 79 97 64 26. Sur Internet, consulter également: 

www.lamaisondesaidants.com/le-repit-de-laidant/

Lyliane

 

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