Ok

En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez l'utilisation de cookies. Ces derniers assurent le bon fonctionnement de nos services. En savoir plus.

06/04/2018

J.M Le CLézio en appelle au Président Macron à propos du traitement des migrants dans les médias...

De la "fermeté" aux "mauvais traitements", l'écrivain se dit persuadé que la France a passé le pas. Il en appelle à Emmanuel Macron à "s'améliorer" afin de corriger le tir. Le prix Nobel de Littérature Jean-Marie Gustave Le Clézio se dit, dimanche dans le JDD, "scandalisé" par les mauvais traitements infligés en France aux migrants, appelant le président Emmanuel Macron a tenir "davantage" compte des défavorisés. "Je reste scandalisé par la manière dont sont appliquées les directives du ministre de l'Intérieur" Gérard Collomb, déclare l'écrivain au Journal du Dimanche. "Il préconise de la fermeté mais, sur le terrain, on est au-delà de la fermeté", ajoute-t-il. "On continue à infliger de mauvais traitements à des gens sans défense".

 

Le prix Nobel de Littérature avait dénoncé, en janvier, dans une tribune publiée par l'Obs "le tri" fait entre les migrants qui fuient leur pays pour des raisons politiques et ceux qui fuient la misère, y voyant "un déni d'humanité insupportable". Une politique migratoire également dénoncée par d'autres intellectuels et des associations. Emmanuel Macron avait alors déclaré qu'il fallait "se garder des faux bons sentiments".

"Je ne suis pas un opposant"

"J'ai l'habitude d'être renvoyé à la naïveté car je suis traité de naïf depuis l'enfance", explique-t-il. "Je ne suis pas naïf. Je vois simplement les choses différemment. Je préfère les artistes aux politiques. Mais je ne fuis pas la polémique et je tiens bon. Mon passé familial, mes origines bretonnes et mauriciennes, m'incitent à privilégier le partage. Donc, s'il le faut, je réécrirai une tribune contre les mauvais traitements infligés aux migrants", prévient l'écrivain.

 

"Je suis reconnaissant à Emmanuel Macron de nous avoir débarrassés, à la présidentielle, de Marine Le Pen, mais il devrait davantage tenir compte des défavorisés", ajoute-t-il. "Améliorez-vous, monsieur Macron !" Interrogé sur la prise de parole des femmes contre le harcèlement sexuel, l'écrivain juge que "c'est l'un des grands combats à mener partout dans le monde". "Les hommes ont une longue tradition de prédation dans leurs rapports aux femmes, mais je suis persuadé que ce n'est pas une fatalité", ajoute-t-il.

Sur BFM TV

Écrire un commentaire