Ok

En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez l'utilisation de cookies. Ces derniers assurent le bon fonctionnement de nos services. En savoir plus.

05/04/2018

De nouvelles idées pour lutter contre la pauvreté...

Dans le Journal La Croix du 16/3/2018, sous la plume de Mme Nathalie Birchem, nous pouvons lire un long article concernant les propositions du gouvernement français pour lutter contre la pauvreté. Ce fléau, en effet, malgré le dernier plan quinquennal, a peu reculé dans notre pays: près d'un enfant sur cinq vivant dans une famille en grande difficulté financière. Au 15 mars 2018, les présidents des 6 groupes de travail mandatés pour élaborer une nouvelle stratégie, sous l'égide du Délégué Interministériel Mr Olivier Noblecourt, devaient rendre leurs rapports à Mme Agnès Buzyn, Ministre de la santé et des solidarités.

Ces six groupes de travail se sont penchés sur cette question, afin de "prévenir la pauvreté en misant sur les jeunes et les enfants". Après réception des propositions émanant des rapports, il a été remarqué par exemple que le premier groupe de travail qui concernait la petite enfance jugeait "qu'un accueil précoce de haute qualité éducative était comme un tremplin pour la socialisation et l'acquisition des connaissances". Il a été également proposé "un accès universel pour chaque enfant de 0 à 3 ans à un mode d'accueil, en crèche, halte-garderie ou accueil individuel avec des activités". Pour soutenir ce projet, des financements publics seraient modulés en fonction de la mixité sociale des enfants accueillis.

Par ailleurs, des soutiens à la parentalité ont été suggérés: chèque parentalité au 4ème mois de grossesse, lieux pivots pour aider les familles... Le groupe 3 en outre préconise de généraliser les "points conseil budget" pour lutter contre le surendettement, développer une offre de santé bucco-dentaire accessible à tous ou inciter les communes à proposer des tarifs sociaux pour la cantine. Une proposition d'éducation au petit-déjeuner à l'école a été aussi évoquée.

Concernant les jeunes, un allongement de la scolarité obligatoire de 16 à 18 ans a par exemple été proposé. Cela permettrait que la plupart ait une formation et puisse mieux s'insérer dans la société. Certains parents ignorent leurs droits. Aussi, le versement des prestations aux familles pourrait être plus accessible auprès des caisses (RSA, proposition de bonus/malus...). Mais toutes ces propositions étant onéreuses, on peut s'interroger sur le résultat final.  En effet,le gouvernement va-t-il les retenir ou est-ce un coup d'épée dans l'eau? D'ores et déjà, il est établi que le Président de la République ou le Premier Ministre rendront des arbitrages concernant  ces diverses annonces.

 Lyliane

Écrire un commentaire