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16/01/2018

Un chemin de création contre l'illetrisme...

Le Journal La Croix du 17/11/2017 fait le point sur l'illettrisme en France dans un long dossier rédigé par Mme Stéphanie Janicot. Il faut tout d'abord savoir que l'illettrisme touche environ 2 500 000 personnes dans notre pays. La moitié d'entre elles a plus de 45 ans, vit en zone rurale et exerce une activité professionnelle, selon l'Agence nationale de lutte contre l'illettrisme. Créée en 2000, celle-ci a pour vocation d'organiser l'ensemble des initiatives des associations sur tout le territoire français. Pour la joindre, consulter le site: www.anici.gouv.fr. Toutefois, aux Journées d'Appel pour la Défense en 1990, le nombre de jeunes en situation d'illettrisme devant un test de lecture proposé par l'Education Nationale était apparu catastrophique en France. Neuf structures expérimentales, précurseurs des associations actuelles crées après 2003, avaient alors été montées.

Pour devenir bénévole dans une association de lutte contre l'illettrisme, il est recommandé de s'engager sur la durée d'une année au moins, de suivre une formation pédagogique et d'accepter un suivi. La plupart des associations, excepté Les Restaurants du Cœur où tout est gratuit (locaux, matériel...), ont besoin de dons pour pouvoir fonctionner. Pour soutenir de dons les associations engagées contre l'illettrisme, du style de Savoir pour Réussir ou s'engager comme bénévole , consulter le site Internet: www.helloasso.com/associations/savoir-pour-reussir-paris. Car, faute de moyens, certains ateliers de l'Association Savoir pour Réussir ont du fermer (Marseille, Bordeaux, Valence, Limoges, Lens, Le Havre), alors que d'autres, soutenus par des donateurs, résistent encore: Paris, Annecy, Grenoble, Chambéry...

Certains ateliers sont relativement classiques avec apprentissage de la lecture et de l'écriture. D'autres utilisent beaucoup plus le jeu ou la créativité de chacun (textes, dessins, chant, expression orale...). En 2017, en lien avec le Musée des Arts Premiers à Paris, un atelier de gravure a été lancé. D'autres organismes ont joué le jeu comme le Petit Palais, le Musée Guimet ou le Musée de l'Homme à Paris. Jeunes ou moins jeunes participent volontiers à une œuvre finale collective comme un spectacle en fin d'année. La poésie, l'imaginaire, la reproduction d'oeuvres les stimulent beaucoup.

A Paris, l'Association Savoir pour Réussir accueille environ 150 jeunes entre 17 et 29 ans sur une année et leur propose trois ateliers collectifs de 2 heures chaque semaine. Là, ils enrichissent leur vocabulaire et s'essaient à écrire des textes. Beaucoup sont sortis du système scolaire, mais apprécient des ateliers où ils ont la parole et peuvent donner libre cours à leur imagination... Alors, pourquoi ne pas venir en aide concrètement à toutes ces personnes dont l'illettrisme représente un véritable handicap? 

Lyliane

 

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