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28/02/2017

Ils meurent pour nos smartphones...

 

Ce titre terrible fait partie du rapport d'Amnesty International après une enquête sur les conditions dans lesquelles les mineurs de la République Démocratique du Congo extraient une part importante du cobalt mondial. En effet, le constat est accablant: mineurs ensevelis vivants dans l'effondrement des tunnels, travail des enfants dès l'âge de 7 ans, violences à l'encontre de ceux-ci, maladies respiratoires mortelles, tout cela pour des salaires de misère...

Plus de 20% du cobalt exporté par la RDC provient de mines creusées à la main, qui peuvent s'étendre sur des dizaines de mètres sous terre, sans ventilation, ni structure anti-effondrement. Les ouvriers travaillent dans ces mines sans casque, ni masque et décrochent le cobalt au marteau et au burin. Ces travailleurs qui prennent tous les risques sont néanmoins exploités par des acheteurs sur place, revendant ce cobalt à d'autres négociants (Corée du Sud, Japon...). Le cobalt est ensuite transformé pour fabriquer des batteries au lithium-ion, qui sont revendues à des fabricants de tablettes, de smartphones et d'ordinateurs portables.

En vertu de la loi congolaise, les maisons d'achat sur place n'ont pas à demander d'où proviennent les minerais qu'elles achètent, ni par qui et dans quelles conditions ils ont été extraits. De plus, il ne semble pas normal que des entreprises qui réalisent plusieurs milliards d'euros de bénéfices par an ne se soucient pas des Droits Humains des populations qui les enrichissent et meurent en silence...

Pour le moment, Apple a reconnu la véracité des faits mis en lumière par Amnesty International et s'est engagé à rendre sa chaîne d'approvisionnement plus responsable, tout en réglant les plus gros problèmes. Les autres multinationales n'ont pas encore réagi. Aussi, la Présidente d'Amnesty International France, Mme Camille Blanc, demande dans un édito notre mobilisation pour interroger les grandes sociétés multinationales sur leurs responsabilités. Une pétition a été lancée pour les engager à remédier aux souffrances endurées par les victimes de cette exploitation inhumaine.

Selon Amnesty International France, toutes les sociétés concernées ont les moyens de mettre fin à ce véritable scandale. La législation internationale doit en parallèle être renforcée afin de protéger les enfants comme les adultes dans cette partie du monde. Pour prendre part à ce douloureux dossier et signer la pétition, consulter sur Internet: www.amnesty.fr/agir.

Lyliane